"Tout va bien en Arizona?" me demande t'on.
Mais tout va parfaitement bien en Arizona! Le soleil brille. Les oiseaux chantent, enfin, ils chanterons quand ils reviendrons. C'est comme les touristes ces bêtes là, ils nous boycottent l'été. Mais notre doux soleil d'hiver leur fera bien vite oublier la loi sur l'immigration SP-70 et leurs bonnes intentions.
Nous on s'en fout ici, on leur répond:
Ils reviendront le printemps prochain, l'esprit tranquille. Les capacités d'accueil de l'Arizona afficheront des scores époustouflants. Les conférences, les golfs seront combles ; et les prisons privées aussi, pleines d'immigrants illégaux. Et franchement, qui ne préfèrerait pas que ces prisons passoires, surveillées par des matons peu formés et mal payés, soient remplies par des immigrants plutôt que par des condamnées à mort multi-récidivistes. Nous ici, on ne s'en plein pas hein, c'est censé être beaucoup moins cher. Et puis les autorités ont récupèré les 3 détenus considèrés comme extrêmement dangereux qui avaient réussi à s'échapper le 30 juillet.
Heureusement que nos leaders veillent bien sur nous. Notre shérif est même devenu un modèle pour le cinéma. Il a inspiré Don Johnson dans son dernier film. Il parait que notre shérif n'en est pas très content. Faut croire qu'il est trop modeste.
Et notre gouverneur Jan Brewer prend notre sécurité très au sérieux.
Elle dénonce la violence. Selon elle, les autorités trouvent régulièrement des corps dans le désert. Certains sont enterrés, d'autres pas et même parfois certain sont décapités. Ça doit être un coup des Français ça, ou alors un indien qui a loupé son scalpage. Bref, tous les journalistes, anxieux d'avoir manqué un scoop se sont mis à la recherche du corps décapité: Introuvable. Ils sont revenus à la charge durant la conférence de presse du premier septembre. Mais Mrs Brewer a simplement tourné le dos et quitté la salle de conférence.
Gouverneur! Je veux savoir qui a été décapité! Elle garde tout les détails croustillants pour elle! Pourtant, elle doit être géniale comme copine de camping, la gouverneur. Le soir au coin du feu, nous lui raconterions les histoires de dame blanche, elle raconterai les corps sans tête. Et elle enchainerait avec Phœnix, deuxième capitale des kidnappings, juste derrière Mexico. Effrayant ca! Les chiffres sont énormes en Arizona. Oublions simplement de préciser qu'ils amalgament les intrusions dans les domiciles et que l'Arizona a intérêt à gonfler les chiffres pour obtenir des aides fédérales.
C'est sûr, si on écoute J. Brewer l'Arizona est un État sanguinaire. Mais rien n'arrètera notre gouverneur et son très blanc destrier.
Et puis en douce, en amalgamant bien les choses, on fait accepter aux administrés la loi contre l'immigration, la source de tous les problèmes selon elle. D'ailleurs elle a déclaré en signant SP-70: "There is no higher priority than protecting the citizens of Arizona./ Notre priorité absolue est la sécurité des citoyens d'Arizona." Nous voila rassurés!
Et il est à noter que Jan Brewer a bien appuyé qu'il n'y avait aucune corrélation entre la volonté de remplir les prisons privées, à but très lucratif, et le fait que son chef de campagne soit lobbyiste pour la compagnie qui gère ces centres pénitenciers.
CBS, la chaine qui a révélé cette information s'est vu retirer toutes les publicités pour la campagne de la gouverneur.
PS: les 3 détenus évadés s'appelaient Renwick , Province et McCluskey. Pas Mexicains du tout, ils seraient même militants de la suprématie blanche.
Maintenant que j'y pense, je me demande si les touristes vont revenir en Arizona.
Ou bien, "A l'ombre des cactoi" pour les ardents hellénistes
jeudi 2 septembre 2010
Tout va bien Arizona?
vendredi 22 janvier 2010
Le précieux visa.
Jusqu'à présent ma tenue idoine sur la place de la concorde était jean de touriste et chaussures de marche confortables. Pourtant Mardi, j'étais très Madâme avec mon pantalon de laine peignée, mes hauts talons carrés et mon petit pull basique noir. Vincent lui s'était orienté "friday wear". (On ne va pas le forcer à porter une cravate, faut pas pousser la mamie dans les orties. P'is de toute façons la chemise était trop froissée. )
C'était bien la première foi que nous faisions attention à notre tenue pour aller à l'ambassade des Etats-Unis.
P'tit Père était briefé: "Les consignes sont simples: tu sors les mains des poches, tu ne t'avachis pas sur le comptoir, tu éternues dans ta manche, tu ne bailles pas, tu serres les fesses et rentres le ventre, tu ne parles que si on t'adresse la parole, tu souries de manière décontractée, et si on t'interroge tu réponds haut et clair dans la même langue...
-Et si on me parle en Swahili?
-Tu croises les doigts ou tu pries le ciel pour que ça n'arrive pas!"
Avec 5 kgs de paperasse et nos passeports en main, nous étions près.
Nous sommes arrivés devant un agent qui était occupé à classer des papiers.
Il a levé la tête:
"Bonjour, vous avez les formulaires?"
Vincent lui a glissé les 5 kgs de paperasse. L'agent a lu longuement la page rédigée par notre nouvel avocat et s'est tourné vers nous:
"Depuis combien de temps travaillez-vous pour votre entreprise?
- 5 ans pour les Etats-Unis et 3 pour la France" répond Vincent précis
-8 en tout?"
C'était donc un test de maths car quand nous lui avons répondu "oui" il est parti, longtemps. Peut-être était-il en train de lire le blog donc je tiens à dire que j'aime Mr Obama et Mme Clinton dont de très jolis portraits étaient accrochés au murs.
Quelques temps plus tard, l'agent est revenu:
"Tenez-vous à notre disposition si nous avons des éclaircissements à vous demander mais à priori vous devriez recevoir vos visas Lundi."
C'était fini. Nous sortions de l'ambassade. Moi je clopinais à cause d'une ampoule au pied. P'tit Père lui avait des courbatures dans les jambes.
Mais ça valait le coup. Nous avons déjà reçu nos passeports. Alors je vous laisse, nous sommes en train de planifier notre vol retour.
vendredi 8 janvier 2010
La secu
Marie: "Bonjour madame, nous venons de nous faire expulser des Etats-Unis. Comme nous sommes illégaux la-bas, notre entreprise n'a plus le droit de nous payer la protection sociale. Nous n'avons plus de couverture maladie."
Madame de la sécu outrée: "Quoi!!! Mais il font ça là-bas? Ne vous inquiètez pas ici vous serrez couvert. Revenez avec cette liste de papiers et tout ira bien."
Juste 5 lignes sur la liste et une demande de CMU à remplir! Nous sortons du bâtiment en nous agrippant bien l'un à l'autre et nous regardons avec dédain la glace qui couvre les trotoirs.
Demain nous ne te redouterons plus! Nous pourrons nous casser le nez, le bras, la jambe et même le col du fémur sans être obligés de vendre la maison pour payer les factures des hopitaux.
Nous imprimons les fiches de payes. Vincent réussi à trouver le nom de la déclaration des revenus aux USA ("1014" ce n'est pas tellement intuitif pour un Français). Il arrive même à se faire faxer le bon document. Dire qu'il y a quelques mois je m'étais demandée si c'était une bonne idée de prendre un agent pour les taxes. Ce monsieur vient tout juste me convaincre de son utilité.
Nous sommes prets, nous retournons à la CPAM:
Madame de la sécu: "J'ai oublié de vous dire que le passeport de la petite dernière ne suffit pas parce qu'elle n'est pas née en France. Il faut aussi un extrait d'acte de naissance."
Comment donc! Il faut des papiers qui n'étaient pas sur la liste! Pourquoi ne suis-je pas surprise?
Je me retourne vers Madame de la sécu: "Je n'ai pas fini de remplir le dossier. Les sommes sont exprimées en Euros. Je dois inscrire quoi?"
Madame de la sécu, jeunette: "A priori rien du tout, mais attendez, je vais demander confirmation."
Elle disparait derière la porte et revient quelques minutes après avec le grand sourire de celle qui avait raison.
"Ne marquez rien, vous devez juste glisser les photocopies dans le dossier. C'est très simple. " Et toujours sur sa lancée gillerette, elle ajoute "On vient aussi de me dire que vous devez signer un petit papier en plus..."
"... une déclaration où vous vous engagez à rester 6 mois sur le terrictoire."
Vincent reste optimiste, il travaille pour une boite Hollandaise après tout: "Vous voulez dire sur le terrictoire européen."
Madame de la sécu, très surprise par cette question: "Non, en France."
Mais Madame de la sécu, nous avons un tantinet d'espoir de re-obtenir notre visa nous!
Alors elle nous montre qu'elle a bien appris ses games. Avec un faux air de compassion elle ajoute:" C'est pour lutter contre les fraudes." et préocupée par ses stats, elle se tourne vers son clavier, prète à justifier précieusement son travail en données chiffrable: "Je vous crée quand même un dossier?"
Excusez-nous Madame de la sécu, vous n'avez rien à remplir.
dimanche 27 décembre 2009
What that comming over the hill? Is it a monster?
Ici, elle est considérée comme un ambassadeur des PitBulls. Nous travaillions pour qu'elle devienne "thérapy dog", c'est à dire un chien qui va réconforter les patients dans les hôpitaux. Les Américains pensent que recevoir la visite d'un animal lorsqu'on est enfermé dans une chambre d'hôpital permet de rompre la monotonie, de reprendre le moral et la guérison en serait favorisée.
Les chiens qui font partie du programme subissent un examen sévère qui s'assure que le chien obéit parfaitement à son maitre et reste contrôlable en toutes situations. Pour l'instant ce qui empêche Shelby de réussir c'est son envie immodérée de jouer avec tous les chiens qu'elle voit. Elle est jeune, il me fallait juste attendre un peu qu'elle se calme.
Autant vous dire que je n'ai pas peur de subir ou de lui faire subir tous les contrôles possibles que les vétérinaires français inventeront.
Sauf qu'en France, que le chien soit dressé ou pas, que le maitre soit compétent ou pas n'a aucune importance.
Grâce à un très sympathique forum de gens qui se battent contre la catégorisation des chiens, j'ai réussi à recueillir des infos sur la loi française concernant les PitBulls.
La race est effectivement bannie de France, il est interdit d'importer un Pit mais, chose aberrante, on a le droit de les acheter. Enfin pas sous le nom de PitBull, on a l'élégance de les appeler "American Stafforshire terriers". Ces chiens sont aussi gros,aussi puissants, aussi musclés que les Pits mais, ils sont inscrits au LOF, Livre des Origines françaises. En termes clairs un Français ne peut avoir un Pit que s'il l'a acheté très cher à un éleveur.
Et comme en France on n'est pas à un paradoxe près, on ne reconnait pas la race du PitBull mais on légifère:
Risques encourus si on a un Pit :
- 6 mois de prison
- 15000 € d'amende
- confiscation du chien (pour être plus clair, euthanasie)
- interdiction de détention d'un chien catégorisé pendant 5 ans.
La définition de la race est des plus floue car les critères ne sont qu'indicatifs. Les chiens doivent présenter une ressemblance avec une liste des critères. En gros tout les chiens bâtards de plus de 18 kgs au poil court pourraient rentrer dedans. Et un préfet a le droit d'imposer l'euthanasie immédiatement. Même si ma chienne est croisée, qu'elle dépasse de 4 cm le gabarit, elle pourrait être tuée avant que je n'ai pu faire valoir devant un tribunal qu'elle ne rentre pas dans les critères exacts du Pit.
Je ne peux pas me permettre de lui faire courir un tel risque ni pour mon réconfort, car elle est devenue mon alter ego, ni par vanité, en pensant que je suis la seule personne qui peut prendre correctement soin d'elle.
Pour l'instant un ami accepte de la garder. Cette situation me déchire le cœur mais je me raccroche à l'espoir de ré-obtenir le visa très rapidement.
jeudi 24 décembre 2009
Joyeux Noel a vous, Monsieur Obama.
Ah que d'espoir en l'élection du président Obama. Il pourrait fermer Guantanamo, arrêter la guerre, réconcilier les Étasuniens avec l'écologie. De trés belle promesses, et on y croyait.
Quels sont les résultats? Il envoie des troupes en Afganistan, fait le frileux à la conférence de Coppenhage, lache les palestiniens, envisage les complications juridiques qu'entraine la fermeture de Guantanamo. Il réfléchi ce président, longuement...Et dans les faits, il continu exactement comme ses prédécesseurs. L'Amérique, s'occupe de son nombril, retrouve ses vieux réflexes isolationnistes. A qui la faute de la crise? Aux étrangers. Non mais c'est quoi ces Français qui viennent piquer le travail de nos Mexicains hein? Virons-les!
Nous avons reçu la lettre lundi, claire, efficace: "Votre demande de visa est rejetée. Veuillez immédiatement quitter le territoire national."
A partir de là, nous recevons un enchainement de mauvaises nouvelles. Vincent est aussitôt radié de la liste des employés. Il perd son travail. Il ne recevra pas le 13ème mois qui est payé le 31 décembre. Nous n'avons plus de protection maladie.
Nous allons tenter d'obtenir le visa à partir de la France mais les chances sont considérablement amenuisées à cause du refus précédent. Alors toute la famille part en France en catastrophe. Toute? Non, parce que la chienne n'est pas la bien venue. Les Pit Bulls sont classés "première catégorie". Je ne sais pas exactement ce que ça signifie, on a vraiment du mal à obtenir les informations mais notre avocat nous a dit qu'ils sont "bannis" de France. Et nous venons d'apprendre que la compagnie aérienne sur laquelle nous volons refuse de la transporter.
Et il faut aussi expliquer aux enfants qu'ils ne seront pas à l'école pour la rentrée, qu'ils ne pourront pas participer à leurs projets de classe, qu'ils vont perdre tous leurs points d'absentéisme. Ils ne rempliront pas leur contrat de lecture. Mademoiselle Coco va être absente au club d'océanographie donc elle ne sera pas admise pour le voyage à San Diego. La petite ne sera pas "star of the week" le 11 janvier comme c'était prévu. Mes enfants vont perdre tout ce en quoi ils se en quoi ils se sont investit... Si nous revenons.
Et si nous ne revenons pas? Il nous faut régler en une semaine un départ de cette ampleur, prévenir les écoles en cette période de fêtes, annuler tous les rendez-vous etc... Comment payer les factures de la maison?
Heureusement nous recevons beaucoup de soutien de notre entourage. L'entreprise de Vincent se bat pour trouver des solutions. Un ami nous a proposé de garder provisoirement Shelby.
Nous avançons pas à pas, en espérant que le monde ne s'effondrera pas totalement sous nos pieds. Nous gérons le quotidien. Mais l'esprit de Noël cette année n'est pas chez nous.
lundi 23 novembre 2009
C'est tres drole quand ca arrive aux autres
Nous n'avions plus revu Dakota depuis le mois de mai. P'tit Père et lui était très ami mais il a choisi d'aller dans une école mieux cotée. Nous avons donc profité de l'anniversaire de mon nouveau teenager (thirteen c'est le début de la fin) pour l'inviter.
Retrouvailles sur le perron de la maison, les mamans papotent:
"Excusez-nous d'être un peu en avance mais maintenant nous habitons loin, c'est plus difficile."
Chez moi, arriver 4 minutes et 30 secondes en avance c'est de la ponctualité mais ici non. On s'excuse. Je vous épargne donc les politesses d'usage (Mais je vous en prie /j'essayerais de faire mieux la prochaine fois / Mais non, mais non, nous sommes ravis de vous avoir plus longtemps etc...)
bref la conversation reprend:
" Mais comment donc! Vous avez déménagés?"
" Hélas oui, nous nous sommes fait expulsés de notre maison.
-Quoi! Vous étiez en location non?
- Oui mais le propriétaire ne payait plus ses traites alors que nous lui payions régulièrement son loyer. Un jours nous avons reçu une missive de la banque qui nous donnait 5 jours pour quitter les lieux. Finalement, ils nous ont accordé 2 semaines. Nous avons décidé de retourner sur Awakukee, c'est là que nous avons toujours habité. Nous nous y trouvons bien."
Note de l'auteur: Je ne traduit pas pas " Nous nous y sentons bien" parce que justement, la maman commence à se plaindre de l'odeur qu'il y avait dans sa maison au moment de son emménagement. Elle continue:
- Et Dakota avait remarqué qu'il y avait beaucoup de mouches aux fenêtres. Au début nous pensions que ça venait de la chasse d'eau qui n'avait pas été tirée depuis longtemps. Et puis les voisins nous ont appris que l'ancien occupant était mort dans la maison. Son cadavre s'y est décomposé pendant 3 mois, en pleine mousson."
Note de l'auteur: Ce qu'ici on appelle mousson est en fait la saison d'été où il est sensé pleuvoir des cordes. Peut-être que dans les décennies précédentes il y avait une vraie mousson mais actuellement le mot est bien exagéré. En 2008, il y a bien eu quelques violents orages, mais cette année nous avons eu une mousson asséché. Je n'ai pas vu la pluie depuis 6 mois. Enfin, je peux quand même imaginer qu'avec la clim, confiné à l'intérieur, avec un peu plus d'humidité qu'en saison sèche, il y a peu d'espoir qu'un processus de momification se soit mis en place. Assurément, le cadavre devait être dans un sale état.
- Mais " Bafouillais-je." vous n'avez rien pu faire?"
- Nous n'avons aucun recours légal car l'agent immobilier ne nous a pas menti. Il n'a simplement rien dit et il n'était pas tenu de le faire. C'était à nous de lui poser la question."
Attention, nous touchons un domaine sensible. Ici aux États-Unis, si vous êtes pris en train de mentir, c'est l'anathème. Nixon en sait quelque chose. Il faut savoir que contrairement à ce que l'ont croit en France, il n'a pas été viré parce qu'une de ses équipes a posé des micros chez son rival mais bien parce qu'il a essayé d'étouffer l'affaire en niant les faits. Pourtant le mensonge par omission, ça s'est toléré. Étrange...
Et la famille de Dakota en a fait les frais, enfin plus très frais, voir même putréfie; et moi j'étais horrifiée.
Alors si vous cherchez une maison en Arizona, sachez qu'il est pertinent de demander à l'agent immobilier s'il y a quelqu'un qui s'y est décomposé pendant 3 mois.
mardi 20 octobre 2009
Redoutable
"Si vous souhaitez vous désabonner de la lettre d'information de La Redoute, rendez-vous sur ce lien."
Ce matin, une idée fulgurante, comme une envie de pisser, j'ai décidé de faire du ménage dans ma boite aux lettres.
Donc je clique sur le lien sus-indiqué et je tombe sur une page web:
"Nouveau client"
écrit en rose flashy trop cool que si t'es pas assez opiniâtre, tu peux te recréer un compte juste pour le plaisir. Mais je ne me laisserai pas tenter! Je reste droite dans mes santiags et je cherche "désinscription de la lettre d'information". Rien...
Faut'il que je me connecte? Aprés plus de 5 ans hors de France, je ne risque pas de connaitre mon numéro de cliente ni mon mot de passe. Mais aux grands mots les grands remèdes, je clique sur "J'ai déjà un compte web et je m'identifie". Je rentre sagement mon adresse e.mail ( celle-la même où je recois les pubs) et sur "j'ai oublié mon mot de passe".
On me repond: "L’adresse email ou le numéro de client est invalide. Merci de vérifier ou de créer un compte."
Je dois donc créer un compte pour ne plus rien recevoir! C'est un oxymore ou une antithèse ça?
Je retape nerveusement mon adresse e.mail dans la case "je crée un compte" en me vangeant sur mon pauvre clavier qui n'y est absolument pour rien.
Je valide et je lis:
"L’adresse email est déjà associée à un compte client. Veuillez-vous identifier ou saisir une autre adresse email"
Alors pour me désinscrire j'ai 2 solutions: soit appeler le service client (0.34€/min +
surcoût éventuel de l'opérateur) ou inventer la machine à remonter le temps.
Rage!
Je secoue violemment mon écran qui lui non plus n'y est pour rien.
C'est alors que j'ai pu lire
"Newsletter
Recevez nos meilleures offres"
Avec juste une petite case pour glisser son adresse e.mail.
Ils ont de l'humour dans la vente par correspondance!